Posts

Pilotes : convertissez vos licences nationales ! Aircrew !

Pilotes d’avions ou d’hélicoptères : convertissez vos licences nationales !

Les titulaires d’une licence nationale doivent prendre des mesures pour la mise en oeuvre de la transition entre le dispositif national actuel et le dispositif rendu obligatoire par la réglementation européenne à partir du 8 avril 2013.

Si vous êtes pilote titulaire d’une licence nationale, votre situation professionnelle est régie depuis le 8 avril 2013 par le règlement européen n° 1178/2011- dit « Aircrew » – qui détermine les exigences techniques et les procédures administratives applicables au personnel navigant de l’aviation civile.

Une procédure de conversion a été mise en place par la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC) afin d’obtenir une licence FCL jusqu’au 7 avril 2013. Une nouvelle procédure est en ligne (Formulaire de conversion) pour effectuer la conversion d’une licence nationale vers une licence Part FCL à compter du 8 avril 2013.

La licence Jar FCL ou Part FCL sera obligatoire pour pouvoir continuer à voler au-delà du8 avril 2014, y compris sur aéronefs « Annexe II ».

Quelles sont les licences concernées ?

Licences privées

  • Pilote privé avion : TT
  • Pilote privé hélicoptère : TH

Licences professionnelles

  • Pilote professionnel avion : PP(A)
  • Pilote professionnel hélicoptère : PP(H)
  • Pilote de ligne avion : PL(A)
  • Pilote de ligne hélicoptère : PL(H)

Quelles sont les solutions pour convertir ma licence nationale ?

Vous pouviez choisir :

  • dans le cadre du dispositif transitoire – donc au plus tard jusqu’au 7 avril 2013 – de convertir votre licence nationale en licence “JAR FCL” qui restera valable jusqu’au 7 avril 2018 ;
  • ou attendre le 8 avril 2013 pour demander la conversion de votre licence nationale directement en PART FCL en application du règlement « Aircrew ».

La première solution vous était fortement recommandée car les conditions et les modalités de conversion dans le cadre du dispositif transitoire étaient définies nationalement et offraient une certaine souplesse, ce que le règlement « Aircrew » ne permet plus à partir du 8 avril 2013. En effet, dans certains cas, la conversion directe de votre licence nationale en « Part FCL » peut s’avérer plus difficile.

La note n° 120131/DSAC/PN/LIC du 27 mars 2012 remplaçant la note du 23 août 2011 destinée aux personnels navigants précise ces modalités de conversion.

Comment effectuer la conversion de ma licence nationale ?

Les dossiers de conversion sont traités par les bureaux des licences de votre ressort géographique mais peuvent être traités indifféremment par le bureau de votre choix.

Coordonnées des DSAC interrégionales et services outre-mer
Formulaire de conversion

En savoir plus  :

Définition d’une licence JAR FCL, Part FCL :

Une licence JAR FCL est une licence délivrée selon l’arrêté du 29 mars 1999 modifié relatif aux licences et qualifications de membres d’équipage de conduite d’avions (FCL1) pour les avions et selon l’arrêté du 12 juillet 2005 relatif aux licences et qualifications de membre d’équipage de conduite d’hélicoptères (FCL2) pour les hélicoptères.

Définition d’une licence Part FCL :
Licence délivrée selon le règlement européen 1178/2011.

 Pour en savoir plus

Le secteur aérien cherche à réduire sa facture énergétique

L’ère du pétrole bon marché appartient au passé. Dans le secteur du transport aérien, la chasse aux économies conduit à rechercher des solutions innovantes, à découvrir dans le dossier documentaire “Aviation et pétrole”.

Coûteuse parce que les nouveaux gisements mis en exploitation sont de plus en plus difficiles à exploiter, souvent situés profondément sous les mers ou dans des contrées difficiles d’accès.Rare, car les spécialistes évoquent sans cesse le fameux pic de production, ce cap au-delà duquel les nouvelles ressources découvertes se révèlent inférieures aux besoins.

Le marché pétrolier est rendu encore plus instable par l’évolution de la conjoncture économique, dans un monde très marqué par la crise survenue en 2008, dont les effets sont toujours perceptibles, notamment en Europe.

Le transport aérien est confronté quotidiennement à cette situation du marché pétrolier, où les cours oscillent désormais entre 80 et 120 dollars le baril de brut, l’écart entre le Brent et le WTI s’étant amplifié en raison des incertitudes politiques au Moyen-Orient et en Afrique, régions d’où vient la majeure partie du Brent.

Dans ce secteur d’activité très soumis à la concurrence internationale, et où les marges bénéficiaires atteignent rarement 2% du chiffre d’affaires les meilleures années, les compagnies aériennes voient leurs coûts s’accroître fortement, leur rentabilité devenir aléatoire, mettant parfois leur avenir en danger.

Dés lors, la chasse aux coûts cachés et aux économies de fonctionnement entraine tous les acteurs du secteur aérien (compagnies aériennes, mais aussi aéroports, assistants aéroportuaires et services de navigation aérienne, industriels de l’aéronautique) à rechercher des solutions innovantes afin de réduire la facture énergétique ou de la compenser.

Les motoristes ont considérablement réduit la consommation des réacteurs, les constructeurs allègent les avions en employant de nouveaux matériaux, la navigation aérienne cherche à rationaliser les trajectoires et phases de vol, les aéroports à limiter les déplacements au sol et les diverses consommations d’énergie. Les compagnies ne sont pas en reste, qui introduisent des avions récents dans leur flotte, chassent les poids superflus, et optimisent le remplissage des avions.

Le monde de l’aviation explore de nombreuses pistes énergétiques afin de pérenniser son activité et garantir son développement futur. Des vols « biocarburants » ont eu lieu ces derniers mois, démontrant ainsi leur faisabilité technique et opérationnelle. Il reste maintenant à produire ces biocarburants en quantité suffisante et dans des conditions économiques concurrentielles, mais aussi écologiquement viables. D’autres pistes plus lointaines comme l’hydrogène sont à l’étude, et Solar Impulse, qui teste l’énergie solaire, a réussi son premier vol intercontinental, vers le Maroc.

 Pour en savoir plus

Oxytronic développe un écran tactile multi fonctions utilisable en vol grâce à sa box

Oxytronic développe un écran tactile multi fonctions utilisable en vol grâce à sa box

La PME vient de présenter au salon de l’aéronautique du Bourget une nouvelle version de sa technologie phare pour hélicoptères qui permet aux passagers d’accéder, depuis leur siège, au téléphone, aux systèmes audio et vidéo, de régler l’éclairage, la climatisation, etc.

Spécialiste de l’équipement électronique embarqué, la PME d’Aubagne (C.A. clôturé fin juin 2012 de 3,2 millions d’euros, 42 salariés), a fait le pari du sur mesure pour développer son système phare, l’iCan, un écran tactile permettant aux passagers d’hélicoptères corporate ou privés, de commander de nombreux périphériques (téléphone, audio, vidéo, éclairage, climatisation) depuis leur siège. “Nous avons mis au point un système qui filtre le bruit ambiant de la cabine en fonction du type d’hélicoptère ; les dalles tactiles sont suspendues pour filtrer les vibrations et tout est personnalisable”, précise Serge de Senti, président-fondateur.
Oxytronic qui consacre 15 à 20 % de son C.A. à la R&D, a présenté une nouvelle version, dotée d’un écran plus léger, d’une dalle tactile et d’une connectivité améliorées, à l’occasion du salon aéronautique du Bourget qui vient de fermer de se dérouler près de Paris.

Habilitée sécurité défense

“Au départ, nous fabriquions uniquement la face avant rétro éclairée des équipements, puis nous sommes allés sur du petit équipement de cockpit jusqu’à offrir un système complet. Nous ne déposons pas de brevets : dans notre domaine, il est plus sûr de garder une longueur d’avance”, précise le dirigeant, toujours actionnaire majoritaire de son entreprise.
Oxytronic réalise la moitié de son C.A. sur ses produits propres, le solde correspondant à des commandes de produits sur cahier des charges. Mais avec des références comme Eurocopter, et plus récemment Areva – Oxytronic vient d’obtenir son habilitation sécurité défense – l’entreprise espère bien poursuivre son développement en ciblant les domaines de l’aéronautique et de l’aviation. La société prévoit de réaliser 3,85 millions d’euros à fin juin 2013 et d’investir 150 000 euros.

 

 Pour en savoir plus

Portfolio Items