Le secteur aérien cherche à réduire sa facture énergétique

L’ère du pétrole bon marché appartient au passé. Dans le secteur du transport aérien, la chasse aux économies conduit à rechercher des solutions innovantes, à découvrir dans le dossier documentaire “Aviation et pétrole”.

Coûteuse parce que les nouveaux gisements mis en exploitation sont de plus en plus difficiles à exploiter, souvent situés profondément sous les mers ou dans des contrées difficiles d’accès.Rare, car les spécialistes évoquent sans cesse le fameux pic de production, ce cap au-delà duquel les nouvelles ressources découvertes se révèlent inférieures aux besoins.

Le marché pétrolier est rendu encore plus instable par l’évolution de la conjoncture économique, dans un monde très marqué par la crise survenue en 2008, dont les effets sont toujours perceptibles, notamment en Europe.

Le transport aérien est confronté quotidiennement à cette situation du marché pétrolier, où les cours oscillent désormais entre 80 et 120 dollars le baril de brut, l’écart entre le Brent et le WTI s’étant amplifié en raison des incertitudes politiques au Moyen-Orient et en Afrique, régions d’où vient la majeure partie du Brent.

Dans ce secteur d’activité très soumis à la concurrence internationale, et où les marges bénéficiaires atteignent rarement 2% du chiffre d’affaires les meilleures années, les compagnies aériennes voient leurs coûts s’accroître fortement, leur rentabilité devenir aléatoire, mettant parfois leur avenir en danger.

Dés lors, la chasse aux coûts cachés et aux économies de fonctionnement entraine tous les acteurs du secteur aérien (compagnies aériennes, mais aussi aéroports, assistants aéroportuaires et services de navigation aérienne, industriels de l’aéronautique) à rechercher des solutions innovantes afin de réduire la facture énergétique ou de la compenser.

Les motoristes ont considérablement réduit la consommation des réacteurs, les constructeurs allègent les avions en employant de nouveaux matériaux, la navigation aérienne cherche à rationaliser les trajectoires et phases de vol, les aéroports à limiter les déplacements au sol et les diverses consommations d’énergie. Les compagnies ne sont pas en reste, qui introduisent des avions récents dans leur flotte, chassent les poids superflus, et optimisent le remplissage des avions.

Le monde de l’aviation explore de nombreuses pistes énergétiques afin de pérenniser son activité et garantir son développement futur. Des vols « biocarburants » ont eu lieu ces derniers mois, démontrant ainsi leur faisabilité technique et opérationnelle. Il reste maintenant à produire ces biocarburants en quantité suffisante et dans des conditions économiques concurrentielles, mais aussi écologiquement viables. D’autres pistes plus lointaines comme l’hydrogène sont à l’étude, et Solar Impulse, qui teste l’énergie solaire, a réussi son premier vol intercontinental, vers le Maroc.

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